Bienvenue sur mon blogue du Tour de l'Abitibi. Je suis impliqué depuis 2008 ans dans l'organisation du Tour et je suis opérateur radio-tour durant les courses. J'espère pouvoir vous informer sur le déroulement des étapes, sur les faits intéressants à relater et sur mes impressions de la course et de tout ce qui l'entoure. Étant assis dans la première voiture derrière le peloton, je suis généralement au fait de tout ce qui se passe durant les étapes. J'écrirai donc ici dans les jours précédent le Tour de l'Abitibi et durant toute la semaine que dure le Tour.

Welcome to my blog featuring the Tour de l'Abitibi. I have been involved with the Tour's organisation since 2008 and am the radio-tour operator. I hope to inform readers on the racing during the different stages, on interesting facts during the race and on my general impressions on the Tour an everything that revolves around it. I will therefore start writing on this blog during the few days before the Tour and for the entire week that the Tour lasts for.



mercredi 18 juillet 2018

La réparation de carbone à 4$ / The 4$ carbon frame fix

Un vélo avec une béquille / A bike with crutches

Dans un des accrochages de la première étape, deux vélos se sont entremêlés. Le coureur thaïlandais resté debout a tenté de repartir avec, en remorque, un autre vélo qui tentait de se frayer un chemin entre la roue et le triangle arrière. Une bonne pression sur les pédales a probablement réussi à libérer le vélo de trop du vélo thaï, mais la force du cycliste asiatique a eu raison du hauban en carbone de son Trek Émonda. Il a néanmoins terminé l'étape sur son vélo amoché.

Ce matin, c'était le branle-bas-de-combat pour trouver un nouveau vélo pour l'équipe de Thaïlande. Malheureusement, la plupart des options étaient trop chères pour l'équipe et comme la plupart des cyclistes abitibiens sont assez lucides pour ne pas prêter leur propre vélo à un coureur junior dans un peloton de 150 unités, le temps filait sans que le problème ne se règle.

Entre en scène M. Bricole du comité du transport, Serge Bernier. Quand on est habitué de se débrouiller tout seul dans une centrale hydroélectrique en milieu nordique, on trouve des solutions! Le hauban du cadre a été remis dans son axe et renforcé avec deux barres d'aluminium serrées de part et d'autre à l'aide collets de plomberie sous les yeux stupéfaits de l'équipe thaïlandaise! Le tout a été camouflé avec soin sous une couche de ruban isolant noir mat imitant à la quasi-perfection l'aspect du carbone. Au total, le coût de la réparation s'élève à 4$ ou 100 ฿ (Bath thaïlandais). Le coureur thaïlandais arrivé avec un Trek full-carbone repart donc aujourd'hui avec un Frankentrek alu-carbone.

Le test ultime vint ensuite, l'étape du jour de 137km. Et bien croyez-le ou non, la réparation maison a résisté! Il reste juste 5 autres étapes...

During one of the crashes of stage 1, two bikes got tangled together to the point where the bike of one rider was trying to get through the other bike between the wheel and the rear triangle. The poor Thailand rider who was trying the rejoin the race did use all his power to force the bike out of his. It did eventually work, but the procedure did snap a carbon seatstay on his Trek Emonda. He made it to the finish all right.

This morning, all hands were on deck to find a new bike for the Thaïland team. Unfortunately, all available options were too expensive for the team and most abitibian cyclists are cautious enough not to lend their personal bike to a junior racer in a peloton of 150 riders. Time was running out.

Enter Mr. Handyman from the transportation committee, Serge Bernier. When a man is used to fend for himself in a hydro power generation station in northern Quebec, he can find solutions! The seatstay was put back in line and reinforced with two aluminum rods and hose clamps under a wide-eyed Thailand team! The apparatus was camouflaged under a layer of black electric tape, selected for its natural carbon-like imitation properties. Total cost for a carbon frame fix: 4$ ou 100 ฿ (Thaï bath). The Thai rider came here with a full-carbon Trek and will race today on a hybrid alu-carbon Frankentrek.

The ultimate test came, the 137km-long stage 2. Believe it or not, the 4$ frame fix held on!  Only 5 stages left...

Les aléas du parcours / The hazards of the road

En attendant le Tour le chemin du Lac Malartic / Waiting for the Tour onthe chemin du lac Malartic

Au Challenge Sprint c'était météo 2, Tour de l'Abitibi 0. Pour l'étape 1 ce fut Parcours 2, Tour de l'Abitibi 1.5. Presque match nul... Il manquait juste 2 kilomètres à la course! La première étape a connu un début classique: des pépins mécaniques durant le départ neutralisé et des codes 18(*) sur plusieurs radios dans les véhicules de la caravane ont mené à l'arrêt de la course pendant quelques minutes au kilomètre 0, le temps de régler tout ça. Par la suite, la course allait probablement trop vite avec le vent favorable (47km/h de moyenne avant le circuit d'arrivée), car les véhicules de tête devant le peloton ont tous passé tout droit au virage à gauche à Rivière-Héva. Le peloton a donc suivi les véhicules comme il se doit et la course a escamoté le passage prévu sur le chemin du lac Malartic, privant du spectacle les habituels résidents du secteur qui ont dû attendre très longtemps que le Tour passe devant chez eux. Parcours 1, Tour 0. Heureusement, la route 117 rejoint l'autre extrémité du chemin du lac Malartic, ce qui a éliminé 2km de course mais n'a eu aucune influence sur la course. Le Tour a donc répliqué rapidement, égalité 1-1.

Pour terminer, petit imbroglio à l'entrée sur le circuit. Le véhicule de presse devant le peloton devait quitter le circuit dès sont entrée, mais son échappatoire était bloqué. Il a tourné à gauche. La course devait aller à droite. Trois autres véhicules qui suivaient la presse ont tourné à droite tel que prévu, mais quelques coureurs, la tête dans le guidon et les yeux cross-side, ont décidé qu'il valait mieux suivre la trajectoire du quatrième véhicule devant que des trois véhicules qu'ils suivaient depuis 2h10. Heureusement, l'impact fut limité, les coureurs ayant pu reprendre le bon parcours en suite. Faute partagée. Parcours 2, Tour 1.5. Fin du match.

Soulignons la victoire d'Éric Van den Eynde au bingo du radio-tour, ayant été un des seuls participants à capter l'expression "chasse-patate" sur les ondes durant l'épreuve. Ce succès survient après 48 ans de disette en Abitibi. Sa dernière victoire d'étape remontait à l'étape 5 reliant Rouyn-Noranda à La Sarre en septembre 1972! Il avait aussi été couronné champion du classement général.

*Code 18: le problème est situé à 18'' de la radio

For the Challenge Sprint, the score was Weather 2, Tour de l'Abitibi 0. After Stage 1, it was Course 2, Tour 1.5. Almost a draw... Only 2km were missing by the end of the day! Stage 1 started in the most classic way: mechanicals during the controlled start and multiple error code 18(*) in the vehicle's radios. The race was stopped for a few minutes at kilometer 0 to repair everything and get on with it. Later, the race was probably too fast (47km/h average speed) and all the leading vehicles missed the left turn in Rivière-Héva. The peloton followed through and skipped the chemin du Lac Malartic where many residents probalby waited quite a while for the race to go by their homes. Course 1, Tour 0. However, since the chemin du Lac Malartic rejoins highway 117 later on, only 2km were lost. The Tour scored back: Course 1, Tour 1.

The circuit entrance suffered a minor hiccup. The press vehicle was supposed to exit straight ahead but the street was blocked. It turned left to get out of the way. The race was supposed to go right. Three more vehicles preceding the peloton turned right. A few riders leading the pack and looking at their stems thought that it was probably a better idea to follow the fourth vehicle in front of them than the three ones they had been following for the last two hours. Fortunately, the consequences on the race were limited as the riders that went left were able to finish the race. Whose fault was it? No one can really say. Course 2, Tour 1.5. End of the game.

It is important to mention Eric Van den Eynde's victory at the radio-tour bingo. He was one of the few participants to catch "chasse-patate" on the airwaves. His triumph comes 48 years after his last stage victory between Rouyn-Noranda and La Sarre in September of 1972! He was also crowned GC champion that year.

Code 18: The problem is located 18'' from the radio.

lundi 16 juillet 2018

La météo prend le contrôle / Weather takes over


Aie aie aie (merci Dominique Perras). Pour débuter, ce fut la sécheresse du printemps, la canicule et les orages ayant allumé des feux de forêts à Lebel-sur-Quévillon. Entrent en scène des centaines de pompiers forestiers et l'équipe de choc de la SOPFEU. La ville est pleine et n'a pas trop la tête à recevoir une course de bécyk. Ce qui devait être fait fut fait. En un tournemain, l'équipe du Tour a planifié une toute nouvelle étape. Grâce à un changement de règlement de l'UCI, la distance maximale d'une épreuve de la Coupe des Nations Juniors Hommes peut maintenant atteindre 140km. Les coureurs affronteront donc le grand tour Val-d'Or-Louvicourt-Senneterre-Barraute-Val-d'Or en lieu et place du circuit ultra-rapide de Lebel, une étape de 137.2km en plus des 5km neutralisés au départ. Pour reprendre les mots d'une épouse de bénévole: "Vous ne pouvez pas faire ça (140km), ce sont des enfants!" Oui, mais ce sont les meilleurs enfants sur un bicycle à pédales dans la plus importante course à étape pour juniors au monde, Faque, qu'ils pédalent, pis longtemps à part de ça.

Donc,après la canicule vint la pluie torrentielle, les éclairs et le tonnerre. En pleine présentation des coureurs comme il y a trois ans, ici même à Val-d'Or. Le radar Doppler montrait une grosse tache rouge se dirigeant droit sur la ville et de la forte pluie jusqu'à 21h. Entre les parapluie renversés par le vent, les robes d'hôtesses détrempées et les sandales perdues dans les flaques d'eau, la décision a été prise d'annuler le challenge sprint. Météo 2, Tour de l'Abitibi 0.

C'est à se demander si après le feu et l'eau, les autres éléments ne se déchaîneront pas durant le reste de la semaine. On tentera donc de prévenir un tornade mercredi ou un tremblement de terre vendredi (un gros air blast se qualifierait). Tant qu'à faire, les sauterelles ou les chenilles s'inviteront peut-être aussi!

First, it was a dry spring followed by hot spell and thunderstorms that lit up many forest fires near Lebel-sur-Quévillon. Enter hundreds of firemen and the SOPFEU swat team. Lebel is full of firemen and the priority is not really to host a bike race. What had to be done was swiftly done, a replacement stage was put in place. Since the UCI increased the maximum distance in junior's Nations Cup to 140km, the riders will face the big loop from Val-d'Or to Louvicourt to Senneterre to Barraute and back to Val-d'Or instead of the fast and furious circuit in Lebel. A nice 137.2km plus 5km controlled start. As a volunteer's wife said: "You cannot do that (140km), these are just kids!" Yes, they are the best kids on bikes in the most prestigious stage race in the world. So pedal they will.

So after the drought came the torrential rain, thunder and lightning during the rider presentation, just like three years ago, here in Val-d'Or. The Doppler radar was showing a big red spot coming straight for Val-d'Or and a heavy rain forecast until 9pm. Between broken umbrellas, soaked dresses and lost sandals in puddles, the organization took the decision to cancel the challenge sprint. Weather 2. Tour de l'Abitibi 0.

We are wondering if after fire and rain, the other elements won't take over. We will try to prevent a tornado on Wednesday or an earthquake on Friday (a big airblast would qualify). Might as well try to prevent grasshoppers or caterpillars.

lundi 24 juillet 2017

Un dimanche occupé / A busy Sunday

Affiche de famille de bénévole durant le Tour / Sign posted by a volunteer's family during the Tour
Dernière étape hier. Excusez le retard de publication, le dimanche après l’arrivée est toujours très occupé. La journée a d’abord débuté avec une superbe sortie de vélo en compagnie des DS, mécanos et soigneurs des équipes qui voulaient bien se taper un 95km de vélo à 9h45 le matin pour se rendre au départ de l’étape La Sarre-Amos.

La course a encore une fois été ponctuée de visites dans les fossés abitibiens. D’abord, un colombien est allé tester la flore locale et ensuite le maillot à pois a fait un salto avant en position carpée. Il a semblé être satisfait de sa performance et est reparti aussitôt sur son vélo. Un autre maillot à pois, celui de l’équipe Stingray, a bien failli nous faire perdre notre commissaire en chef. Le coureur était probablement dans le rouge et exténué au dernier tour de circuit quand il a frappé un trou et a culbuté tout juste devant notre voiture en pleine ligne droite. Disons que ça a freiné sec et que notre ami Iverson qui était sorti par le toit ouvrant a, lui aussi, pratiqué la position carpée mais avec le bord du toit dans le ventre. Un peu plus et pouvait lui faire des beubayes par le pare-brise!

Après la course : récupérer le vélo ramené de La Sarre par Iamgold, retourner les radios, ranger le matériel personnel, remiser le costume de mascotte (aucune idée pourquoi c’était dans notre local), douche rapide, ramasser le campement temporaire, réunion du jury des prix spéciaux, souper en vitesse, faire signer un maillot brun souvenir par l’équipe américaine, aller au cocktail de fermeture, assister au gala des mérites et ensuite retourner à Val-d’Or pour retrouver son lit personnel (et la compagne et le chat).

Le Tour, c’est beaucoup de travail par les bénévoles, mais comme ce fut souligné hier au gala, c’est aussi grâce à la compréhension des familles des bénévoles que l’organisation est possible. Nous mettons notre vie en veilleuse pour une semaine, sans compter les réunions de préparation qui commencent en plein hiver.

On le fait parce qu’on aime le vélo, parce qu’on aime notre région, parce qu’on aime rencontrer des gens fantastiques, que ce soit le gagnant du maillot brun, le jeune qui s’accroche de peine et de misère ou l’ex cycliste pro devenu entraineur. On le fait aussi pour Mr Foamy Guy, pour Mr. Rubber Band, Pour Mr Twenty Kilos et même pour Mr EPO Voice. Merci à vous. À l’an prochain pour le 50e.

Last stage yesterday. Sorry for the delay, Sunday after the race is always very busy. The day started with a superb 95km bike ride with DS’s, mechanics and swannies willing to start their day at 9:45am to go to the stage’s start in La Sarre.

The race was again characterized by the attraction between riders and ditches. First, a Colombian rider inspected the local flora, second the polka dot jersey went all-in with a front pike somersault. He was decidedly satisfied with his performance and rapidly climbed back on his bike. Another polka dot jersey, this time from team Stingray, almost caused the lost of our head commissaire. The rider was probably in the red zone and crossed-eye when he hit a bump in a straight line and tumbled right in front of our car. We had to brake really hard and our friend Iverson involuntarily tried the pike position, but with the sunroof’s edge in the belly. We could make eye contact with him through the windshield!

After the race: recover bike from Iamgold trailer, return radios, pick up personal stuff from the technical room, return mascot costume (no idea why it was in our room), quick shower, pick up temporary bed, special prize jury meeting, quick dinner, get a brown jersey signed by the American team to offer as a souvenir to a dear friend and volunteer, go to the closing cocktail, go to the awards ceremony, and then return to Val-d’Or to my dear bed (and wife and cat).

The Tour happens due to an incredible amount of work by volunteers, but as it was mentioned during the awards ceremony, it also happens because volunteers’ families agree to free one of their member for a week, plus all the meetings starting in the winter.


We do it because we like cycling, because we like Abitibi, because we love to meet new people, be it the winner of the brown jersey, the last rider holding for dear life at the end of the peloton or the former pro cyclist who is now coaching. We do it for Mr Foamy Guy, for Mr Rubber Band, for Mr Twenty Kilos and even for Mr EPO Voice. Thanks y’all. See you next year for the 50th edition.

samedi 22 juillet 2017

Directement du peloton / Straight from the peloton



Blogue très court aujourd’hui, car les activités du comité technique ont été plutôt réduites. D’une part, une partie du comité a dormi jusqu’à midi trente des suites d’une soirée au salon VIP qui s’est révélée être le party de la semaine. Une autre partie du comité était affectée à un projet spécial ultra-secret presque toute la journée avant l’étape. J’ai donc dû m’en remettre à des informateurs pour trouver un truc à raconter. Des coureurs ayant exigé l’anonymat m’ont raconté les histoires suivantes de l’intérieur du peloton du Tour de l’Abitibi :

Un coureur a aujourd’hui failli atteindre en pleine tête un coureur qui se faisait doubler en lançant un bidon vide vers le bas-côté de la route.

L'équipe du Japon semble capable de remonter le peloton quand tout le monde est bloc en parlant entre eux. L'hypothèse scientifique pour expliquer ceci serait que le japonais serait une langue aérobiquement supérieure aux autres. Un exemple d'efficacité japonaise.

La raison derrière la mousse blanche s’étant échappée du cuissard de Mr. Foamy Guy pendant l‘étape de Malartic serait due à de la paresse ayant engendré un mauvais rinçage et une absence totale d’essorage du vêtement.


Si vous croyez que les coureurs du Tour de France sont maigres et légers, sachez qu’un coureur engagé dans le Tour de l’Abitibi cette année pèse moins de 48kg! C’est 105lbs qui seraient très utiles en montagne. Malheureusement, en Abitibi un gagnant du classement de la montagne peut aussi remporter un sprint de bonifications disputé par le peloton au complet, ça s’est vu aujourd’hui à Amos. Ama « Mr Hammer » Nsek de l’équipe LUX-Stradling est probablement un des coureurs les plus costauds du peloton et a confirmé sa victoire du classement de la montagne aujourd’hui!

Short blog today, since the technical committee's activities were rather cut down. Part of the committee slept until 12:30 trying to recover from an evening at the VIP lounge that got out-of-control and probably was the party of the week. The other part of the committee was again worknig on a special ultra-secret project almost all day long. I therefore had to rely on informants to find stuff to write about. Riders, which I can't reveal the identity, told me these insider stories from inside the peloton of the Tour de l'Abitibi:

A rider almost hit a rider getting lapped while throwing a bidon towards the side of the road.

The Japan team seems able to ride up to the front when everyone is full gas while talking to each other. The scientific explanation behind this is that Japanese is aerobically superior as a language. Another example of Japanese efficiency.

The reason behind the white foam dropping from Mr. Foamy Guy's bib short during the Malartic stage is laziness. Bad rincing followed by no wringing at all.

If you think that Tour de France riders are skinny and light, on Tour de l'Abitibi rider actually weighs less than 48kg, or a very light 105lbs that would be very useful in the mountains. Except that in Abitibi, a KOM classification winner can also win bunch sprints for bonus points. It happened today in Amos. Ama "Mr Hammer" Nsek from LUX-Stradling is probably one the heftiest riders of the peloton and et secured the overall KOM classification today!

vendredi 21 juillet 2017

Overdose de voiture / Car overload

Beaucoup trop d'auto à l'arrivée / Way too much car at the finish




Aujourd’hui se tenait l’étape 5, une course en circuit à Lebel-sur-Quévillon. Ceci implique donc de se rendre à Lebel-sur-Quévillon. Nous nous sommes donc tapés deux heures de voiture avec des zones de construction. Les zones de construction ont même assez ralenti les navettes des coureurs et les voitures d’équipe pour que nous décidions de retarder le départ de quinze minutes pour permettre aux coureurs de se préparer sans panique. Les deux heures de voitures initiales ont ensuite été suivies par plus de deux heures de voiture derrière le peloton à annoncer des échappées qui allaient être reprises.

La course fut le théâtre d’une reprise de l’inspection de fossé japonaise, cette fois par un coureur de l’équipe du Québec. Il a rapporté avec lui du feuillage jusque dans le peloton lors de son retour après sa chute. Autrement, rien d’extraordinaire outre une bourrasque de vent ayant emporté un guide technique qui a failli aboutir en plein visage du commissaire à moto devant le peloton. Ça aurait sûrement été de notre faute puisque c’était un guide technique…

Environ une heure et demi après la course, incluant un succulent spagatte, nous avons repris la route pour deux heures de plus pour retourner à Amos. Ceci me fait penser qu’il faut brûler beaucoup d’essence pour tenir une course de bicycles… Tout comme il faut beaucoup de winnebagos pour faire un 1000km visant à faire bouger du monde.

Au retour à Amos, les tâches connexes du comité technique ont inclus le remplacement de brackets de support de toit pour les vélos car une des équipes a failli perdre sa galerie de toit complète avec les vélos lorsque l’avant du support s’est mis à se soulever du toit! Les histoires de char continuent en cette journée d’overdose de voiture dans une course de vélo.

Today we had stage 5, a circuit race in Lebel-sur-Quevillon. The location of the race implies that we needed to drive for two hours to the start of the stage, including multiple construction zones. The roadwork caused the shuttle to be late in Lebel and we had to delay the start by 15 minutes to allow riders to get ready without panicking and scrambling to the start line. The initial two hours of driving were followed by another two hours driving behind the peloton announcing breakaways that would always be caught.

We had the chance to witness a repeat of the Japanese ditch inspection, this time by a Quebec team rider. He even brought back green leaves with him to the back when he finally came back. Otherwise, the most notable event was a wind gust that sent a technical flying. The guide almost ended up in the face of the motorbike commissaire in front of the peloton. We would have probably been blamed for the incident since it was a technical guide…

About an hour and a half after the year and a delicious Lebel spaghetti plate, we hit the road again for two hours back to Amos. This makes me think that a lot of gasoline is burnt to host a bicycle race. And a lot of winnebagos are needed to do 1000km by bike and motivate people to become physically active.


Back in Amos, the side tasks of our committee included replacing the brackets holding a bike rack on the roof of one of the team cars. That team almost lost its roof rack full of bicycles when the wind lifted it off the roof due to the use of the wrong type of brackets. The car stories were the real highlight of the day.

jeudi 20 juillet 2017

Vélo de chrono et orages / TT bikes and T-storms

Ma victime est peut-être dans cette photo / My victim is maybe in this picture
Dernier réveil aux aurores du Tour de l’Abitibi pour le comité technique. Contre-la-montre individuel oblige avec le premier départ à 8h50. On se présente donc au départ vers 7h00 pour s’assurer que tout est prêt. De mon côté, j’effectuais du travail multi-tâche digne de l’efficacité féminine! En plus de baliser le parcours avec un repère pour les motos ouvreuses, j’effectuais le chronométrage au point intermédiaire, je calculais le temps de passage, je l’annonçais sur le radio-tour et je veillais au grain comme poste de dépannage neutre en cas de pépin technique.

Parlant de pépin technique, une intervention a été nécessaire lorsqu’un coureur a freiné à l’approche du demi-tour. Il amorçait son virage quand son boyau arrière sur roue pleine a déjanté. Il n’est pas tombé, mais la roue ne tournait plus et il a fallu la changer. J’ai donc eu l’occasion de me familiariser avec le merveilleux monde des vélos de contre-la-montre. Ceci comprend : des dropouts horizontaux qui s’ouvrent vers l’arrière comme sur la piste (sauf qu’il y a un dérailleur en sus pour compliquer la tâche), un cadre avec très peu de tolérance entre le pneu et tube de selle profilé et un frein très mal placé sous le boitier de pédalier et donc les patins touchent presque la jante en position ouverte… Une fois la roue en place et bien serrée, les patins de freins s’étaient déplacés et frottaient sur le pneu! Il a fallu les replacer avec doigts avant de relancer le cycliste. Le coureur japonais qui attendait que je termine a été très poli et indulgent, mais il a bien dû perdre au moins 45 secondes de par mon incompétence en mécanique contre-la-montre sous stress.

Milieu de journée plutôt calme qui a permis de travailler un peu à un autre projet spécial super secret pour l’an prochain. Une sortie de vélo vers le départ de l’étape de Malartic a vite été reléguée aux oubliettes lorsque l’avertissement de veille d’orage violent a été reçu sur le téléphone. On apprend de nos erreurs (voir blogue 2016).

Orage violent il y eut, ce qui a fait en sorte que le comité technique a pris la décision extraordinaire de retarder le départ de l’étape pour laisser passer la flotte. Le précédent orage 45 minutes plus tôt avait renversé quelques arbres et en avait incendié un autre sur le parcours! Bonne décision. Étape sans histoire, légèrement humide, ce qui causa une éruption de mousse blanche dans un cuissard mal rincé à l’arrière du peloton. Ça aura fait jaser dans notre voiture! La lasagne-césar-pain à l’ail de Malartic était une fois de plus délicieuse. Ah, j’allais oublier les hot-dogs avant l’étape! Délicieux aussi et sans éructation sur le radio-tour!


Last early alarm clock of the week for the technical committee. The ITT starts at 8:50. We were therefore at the start line at 7:00 to make sure everything was set. On my side, I am pretty proud of my lady-like multitasking. I put up a sign on the course to warn motorcycles about the U-turn, I was handling the stopwatch at the U-turn, calculating split times, announcing said time on the radio and I was handling a neutral service pit box in case of a mechanical mishap.

Speaking of mishap, I had to service a rider when he braked and started to turn. His rear tubular fell off the disc wheel. He did not crash, but his wheel was blocked in the frame and needed to be changed. I got the opportunity to familiarize myself with the wonderful world of time trial bikes and their intricacies: horizontal dropouts opening towards the rear just like a track bike (except there is derailleur in the way as well), a frame with very tight tolerance between the rear tire and the aero-shaped tube, and very badly positioned rear brake under the bottom bracket with the brake pads almost touching the rim in normal position… Once the wheel was in place and tight, the brake pads were crooked and rubbing on the tire. I had to reach with my fingers and rotate them so the wheel was freely rotating. The Japanese rider was very kind and patient with me and probably lost 45 seconds because of my lack of under-pressure mechanic experience on TT bikes.

Mid day was calm and I was able to work on another super special top secret project for next year. A bike ride to the start of tonight’s stage in Malartic was quickly cancelled when I received a notification for violent thunderstorm in the area. We learn from our mistakes (see the 2016 blog).

And violent thunderstorm there was. The decision was made to delay the start to let a storm hit us before the start. The previous storm 45 minutes earlier had broken a few trees on the course and even set one on fire! Good call! The stage was eventless and wet, which caused a foam eruption from a badly rinsed bib short at the back of the back. It made our day in the car! The lasasgna, ceasar salad and garlic bread in Malartic was again delicious. Oh, and I almost forgot about the hot dogs before the stage. Delicious as well and burp-free on the radio-tour!